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Se préparer aux évènements inévitables de la vie

Il y a des changements qu’on désire, qu’on attend et d’autres qui nous tombent dessus et on s’en serait bien passé.
Dans les deux cas je remarque que ce soit désiré ou non, le changement a du mal à être accepté. Dans le cas d’un changement désiré, on réalise souvent les difficultés et les inconvénients une fois que c’est trop tard. On ne s’y attendait pas (ou bien on refusait de voir/sentir que cela allait arriver) et on n’était pas du tout préparé. Et quand c’est la vie qui nous impose des changements autant vous dire que la plupart d’entre nous n’y sommes pas du tout préparé…pourtant, au fond on le sais que rien ne reste jamais pareil….

Est ce que j’étais prête à accoucher? À devenir mère? Est ce que j’étais prête à perdre mon père?

Et bien oui.

J’étais prête parce que je me suis autorisée à tout ressentir, à tout explorer.

J’étais prête car j’ai posé toutes mes questions et exprimer tous mes doutes. J’étais prête car je me suis entourée des meilleur.es le long du chemin qui menait à ces bouleversements.

Il y a 20ans je perdais mon grand-oncle qui était très proche de nous et je me rappelle d’une chose : c’est de regarder mes cousins et de me dire ces mots “moi je ne pourrais jamais vivre sans mon papa”. J’étais dans le déni que ça allait arriver un jour. Pour moi, mon papa serait toujours auprès de moi. 

Pourtant le diagnostic de sa maladie est tombée quelques années plus tard et merci elle car j’ai eu 7ans pour me préparer à son départ. Si bien que quand ce fût vraiment la fin, je ne résistais plus, je ne priais pas pour qu’il reste mais pour qu’il parte en paix et entouré d’amour. Et c’est ce qui s’est passé, le 15aout 2018, on était tous à ses côtés pour son dernier souffle.

Alors bien sûre je n’ai pas tout anticipé…je n’ai pas l’arrogance de vous dire que je maîtrise tout et bla-bla.

Mais j’ai réfléchi à la mort. J’ai senti le vide de son absence avant qu’il ne parte. J’ai pleuré, et j’ai plongé au fond de mes entrailles. J’ai choisi mes croyances, celles qui me portent et me font du bien.

J’ai regardé la mort en face jusqu’à ce qu’elle soit ok, jusqu’à ce que je parvienne à lui laisser sa place. Et c’est là que le plus beau est arrivé…

…la vie. L’amour. La capacité de plonger en elle pour de bon. Il a fallu que je plonge vers la mort pour profiter de chaque instant qu’il lui restait.

Et je fais de même pour ma fille. Vous savez “cette peur que notre bébé arrête de respirer”. Je ne la rationalise pas. Je plonge, je pleure, je vis… quand je tombe “par hasard” sur des post et des profils de “mamange”, je ne fuis pas mais je pleurs avec elles. Car tout peut arriver et même le pire. Et plus je pleurs plus les moments avec ma fille son vrais et intenses. Je ne pense à rien d’autre, je plonge dans son rire, mange son sourire et écoute ses yeux….

Il ne s’agit pas ici de ne penser qu’au pire mais d’embrasser un émotion quand elle arrive. Il s’agit de reconnaitre que tout peut arriver et quand on accepte que tout peut changer du jour au lendemain, on profite davantage de ce qu’on a. On ressent davantage de gratitude pour ce qu’on a déjà. 
Il s’agit de faire confiance à la vie qui nous amène exactement ce dont on a besoin. Si tu as envie de pleurer devant une publicité, pleure. Si tu ressens de l’injustice, respire et ressens la dans ton corps et respire avec elle. 

faire confiance à la vie

Alors j’aurais pu vous parler des étapes du deuil mais la vérité c’est que c’est encore des moyens de rationaliser…

RESSENTIR et FAIRE CONFIANCE à la VIE est la clé.

La vie n’aspire qu’à une chose c’est t’amener à te retrouver, à te libérer de tous ce qui n’est PAS TOI. Quand tu te seras débarrasser de tout ce qui te bloque alors il ne reste que toi et l’Amour.

L’Amour au delà du temps et de l’espace. L’Amour au delà des mondes et au delà des frontières. L’Amour qui n’attend rien. L’Amour qui est, simplement.

Chaque petite chose de ta vie est une opportunité de te libérer. De te désencombrer du conditionnement, des croyances stupides et surtout des émotions destructrices.

Rejeter, réprimer voir fuir nos émotions négatives au quotidien nous amène en fait à réprimer rejeter et fuir la vie, nous amène à NOUS rejeter.

Tout est là dans cet instant présent. Dans la micro tension dans ta mâchoire ou tes épaules. Dans ton ventre tendue et ta respiration entrecoupée. Tout est là dans la main tendue qui t’es offerte, dans le sourire qu’on te reflète, dans le regard que tu entends.

Rien ne sert de courir ou de chercher midi à 14h. La solution a toujours été juste là. Tellement simple qu’on passe à côté. Dans cette société qui aime le compliquer, qui essaie de tout lisser…on passe à côté de l’essentiel, on s’accroche à des choses et des personnes comme des sangsues “sans toi je ne suis rien”, “tu es mon soleil”, “il me faut cette voiture”…POURQUOI?? Parce que je crois je je serais plus heureux.se avec.

Mais ce schéma nous apporte plus de malheur qu’autre chose car qu’on le veuille ou non, d’une façon ou d’une autre on fera face à elles : la mort, la maladie, la séparation, la perte, la vieillesse,…

Alors Prépare toi à perdre.

Fais comme si tu perdais tes mains. Ferme les yeux. Imagine une vie sans mains.

Et maintenant je te les redonne et là tu touches à nouveau ton corps, l’herbe et les arbres, la peau de tes enfants, des gens que tu aimes !

Prépare toi à perdre pour vivre ce que tu as comme un cadeau et alors si tu perds vraiment tu n’auras aucuns regret et tu en aura profité pleinement..

Observe et ressens chaque chose de ton quotidien, chaque détail, chaque souffle. Le bon et le mauvais.

tout comme le lotus a besoin de la boue pour s'élever, nous avons besoin de notre ombre

Tout comme le lotus a besoin de s’enraciner dans la boue pour s’épanouir pleinement dans la lumière, nous devons arrêter de fuir le “négatif”.

La vie et la mort sont les deux faces d’une même pièce, et en niant la possibilité de la mort on rejette aussi la vie.

En rejetant la peur, on s’éloigne de notre courage. En rejetant notre violence, on n’accède pas à notre vrai douceur.

Ainsi nous devons arrêter de nier nos peurs, nos colère, notre violence intérieure. Nous devons affronter notre tumulte intérieur, y prendre racine car quand on met de la lumière sur notre violence, elle devient puissance. Sur notre colère elle devient créativité…

Et pour ça il nous faut saisir les opportunités MAINTENANT. Ne pas attendre d’être malade, ou qu’un de nos proches le soit. Ne pas attendre de faire face à la mort encore ou pour la première fois.

Faire confiance que rien n’arrive par hasard, ouvrir son cœur à tout ce qui arrive, même les choses qu’on croit insignifiantes. Y plonger. Construire son socle et ses racines à chaque opportunité pour mieux s’élever, s’épanouir, grandir.

Si tu n’arrives pas à te remettre d’un bouleversement du passé, c’est pareil. Il te suffit de vivre et de ressentir tout ce que le vie te propose et petit à petit tu vas te libérer.

Pour résumer : Ne t’attends à rien et sois prêt.e a tout. Cultive la gratitude de ce que tu as déjà. Embrasse la vie et son rythme. Travaille le muscle du moment présent. Rappelle toi que tout change tout le temps. Aime au lieu d’attendre d’être aimé. Aies foi en la Vie. Aies foi en Toi.

J’ai personnellement été accompagnée et si je peux t’offrir cet espace à mon tour ce sera un honneur. Tu peux réserver ici.

Tu peux aussi t’entraîner par toi-même et télécharger ces audios gratuits qui vont t’aider à transformer toutes les difficultés de ta vie en opportunités.

À vite ❤️🙏